Nouveau dossier sur Karajan et le régime nazi, par un fidèle visit(au)teur !
| Naissance 22/05/1813 | Mort 13/02/1883 | Nation Allemagne | Époque musicale Romantique |
Biographie standard Biographie courte |
Né le 22 mai 1813 à Leipzig, dans la Saxe (est de l’Allemagne), Wilhelm Richard Wagner perd très vite son père et ses repères (pas mal hein ?), en raison de l’empoisonnement des eaux de l’Elster par les corps des hommes et des chevaux tués pendant la bataille des Nations. Ludwig Geyer, peintre et locataire des Wagner, s’occupe de la famille à la suite de ce deuil. Il leur témoignera toujours une grande affection jusqu’en 1821, date de son décès.
Le jeune Wagner se prend de passion pour le théâtre grâce l’affection de ce père providentiel. Jeune, il ne manifeste pas de don particulier pour la musique mais s’intéresse plutôt à la tragédie grecque et à la poésie. Il ne découvre la musique de Wolfgang Mozart et Ludwig van Beethoven que vers sa quinzième année et se lance dans une carrière de compositeur pratiquement sans bagage technique.
En 1830, les événements en France (révolution de juillet) et le soulèvement en Pologne provoquent quelques remous politiques à Leipzig. Wagner y participe activement et se fait déjà remarquer comme agitateur (qu’est-ce que je disais). Cependant, il prend des leçons de contrepoint auprès de Weinlig et commence à composer (deux sonates pour piano, une symphonie, des ouvertures de concert). Il est âgé de 27 ans. En 1831, Wagner s’inscrit à l’université de Leipzig où il y suit des cours de philosophie. En 1833, il rejoint son frère, chef des chœurs à Würzburg. Il y acquiert une certaine expérience de la scène.
Avec le temps, Wagner deviendra le plus grand chef d’orchestre de son époque. Il pose les bases de la direction d’orchestre moderne. Il obtient la direction de la musique de la troupe du théâtre de Magdebourg et y fait la connaissance de Wilhelmine dite Minna Planer, jeune actrice. C’est à cette époque qu’il compose son premier opéra, Les fées. Il ne sera joué qu’en 1888. Wagner se marie avec Minna le 24 octobre 1836. Le couple s’installe jusqu’en 1839 à Riga malgré une fugue amoureuse de Minna avec un banquier en juin 1837. Il occupe les fonctions de directeur musical du théâtre. Chassé de son poste par les critiques d’un confrère, Wagner décide de se rendre ensuite à Paris pour y tenter sa chance.
Après des conditions de voyage très périlleuses dans la Baltique, il y parvient mais n’aura pas le succès espéré. Le public parisien n’a d’yeux et d’oreilles que pour les opéras de Meyerbeer. Wagner est obligé de faire mille petits travaux pour subsister. Il compose des chansons, réalise des arrangements musicaux de toutes sortes et écrit des articles pour la Gazette musicale. Cependant, il termine son nouvel opéra, Rienzi, et compose en sept semaines Le vaisseau fantôme dont il vendra l’ébauche pour 500 francs à un éditeur parisien. Malgré des dettes et des querelles conjugales incessantes, le couple semble inséparable et ils rentrent en Allemagne pour présenter Rienzi. La première le 20 octobre 1842 à Dresde est un triomphe.
En février 1843, il est nommé Maître de chapelle à vie de la Cour de Saxe. Il s’y consacre entièrement et avec une très grande efficacité. Il y remporte de grands succès comme chef d’orchestre dans des opéras de Mozart, Vincenzo Bellini, Carl Maria von Weber...et la 9ème symphonie de Beethoven, œuvre totalement énigmatique à l’époque. Wagner se plonge dans la composition de Lohengrin mais en 1849, il participe activement, semble-t-il, aux journées révolutionnaires de Dresde. Pourchassé, le couple s’exile en Suisse et arrive à Zurich le 31 mai 1849. puis à nouveau à Paris.
Wagner donne la première de Lohengrin à Weimar qui augmente son prestige. En 1851, une relation amoureuse avec Mathilde Wesedonck, épouse d’un banquier mécène suisse, lui inspire le poème de Tristan et Isolde. 1855-1856. C’est pour Wagner une période de création intense (La Walkyrie, Siegfried) et d’amitié avec Franz Liszt. En 1859, Wagner décide de retenter sa chance à Paris. L’étoile de Meyerbeer pâlit et il estime le moment favorable. Il veut y donner Tannhaüser. Les répétitions sont intenses, coûteuses et la première le 13 mars 1861 est un désastre. Entre-temps, Minna est décédée en 1860. La situation financière de Wagner ne s’arrange guère malgré un nouveau succès : Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg et l’aide de Liszt.
En 1864, alors que sa situation financière est devenue insoutenable, il reçoit un appui capital qui lui permettra de réaliser ses rêves : celui de Louis II de Bavière. Il est installé dans dans une confortable villa sur les rives du lac de Starnberg. C’est ainsi qu’est créé le Théâtre du Festspielhaus à Bayreuth dont l’inauguration a lieu en août 1876. Wagner peut y créer et jouer ses œuvres comme il le conçoit et l’attachement de Louis II à Wagner ne se démentira jamais. En août 1876 est représenté le cycle de l’Anneau du Nibelung en présence de Liszt, de Camille Saint-Saëns, d’ Anton Bruckner, de Gustav Mahler, de Piotr Illitch Tchaïkovski...ou encore de l’empereur Guillaume Ier !
Wagner connait une nouvelle passion amoureuse avec Cosima, la fille de Liszt, et épouse malheureuse du célèbre chef d’orchestre Hans von Bülow. Le couple adultère s’installe sur les bords du lac de Lucerne ce qui provoque la rupture entre Wagner et Liszt. Cosima rompt avec von Bülow en 1868. Le mariage avec Wagner aura lieu le 25 août 1868. Les années suivantes sont des années de bonheur et voient la création de Siegfried et du Crépuscule des Dieux. En 1882, il crée son dernier opéra Parsifal. L’état de santé de Wagner se dégrade. Il fait plusieurs crises cardiaques mais voulant composer quelques symphonies en un mouvement, il se rend à Venise en septembre 1882 et, comme beaucoup de compositeurs allemands, tombe amoureux de l’Italie.
Wagner est terrassé par une dernière crise cardiaque et meurt dans la ville des doges le 13 février 1883. Le festival de Bayreuth a survécu à son créateur et célèbre encore son génie. Jamais un artiste n’a autant été contesté dans l’histoire de la musique. Détesté ou idolâtré, il puise son inspiration chez Giovanni Pierluigi da Palestrina, Johann Sebastian Bach, Bellini, Mozart, Beethoven,...Il a créé la ligne mélodique continue dans un opéra et a fortement utilisé le leitmotiv (motif récurrent) inventé par Meyerbeer. Wagner s’est affirmé comme un précurseur de l’atonalité et a inspiré nombre de compositeurs, parmi lesquels, notamment, Arnold Schönberg.
Chefs-d’œuvre
L’or du RhinÀ découvrir
LohrengrinAnonyme, le 03/11/2010 à 15h15
l.2 "pas mal hein ! " mdr
Anonyme, le 22/01/2011 à 14h06
Bon travail !
Est ce vrai que Hitler adorait ses oeuvres?
Symphozik, le 23/01/2011 à 12h48
C’était en effet le cas. Il faut dire que Wagner se plaisait à mettre en musique les légendes germaniques qui me semble-t-il ne laissaient pas Hitler indifférent. Cependant, Wagner n’a pas été le seul compositeur fétiche du troisième Reich : Beethoven, Haendel...
Concernant Wagner, il me semble pour l’anecdote que son Götterdämmerung (Crépuscule des Dieux) fut l’œuvre diffusée par la radio officielle nazie pendant les dernières heures de son existence.
Merci pour votre message :)
Anonyme, le 08/02/2011 à 14h26
c’est assez bien!! je dirai même très bien!! bravo à vous!! :)
Anonyme, le 12/03/2011 à 11h58 
quelle est sont objet magique
Symphozik, le 12/03/2011 à 19h08
L’ordinateur équipé d’un correcteur grammatical ?
Pour atténuer un peu ma méchanceté, je répondrai...l’anneau du Nibelung.
Anonyme, le 21/02/2012 à 15h55
Pour infos :)
L’Orchestre National de France, sous la direction de Daniele Gatti, interprétera Parsifal de Wagner les 6 et 9 mars 2012 au Théâtre des Champs Elysées, avec la distribution de Bayreuth !
Renseignements au 01 56 40 15 16 et sur concerts.radiofrance.fr !
Anonyme, le 06/02/2013 à 10h05
Bonjour,
Je suis à la recherche d’un DVD de concert - pas d’opéras - reprenant des œuvres de R. WAGNER.
Pouvez vous m’aider ?
Merci. Cordialement . J. DUC adresse email : njduc33 chez orange point fr
Symphozik, le 06/02/2013 à 10h42
Bonjour,
Vous pouvez en trouver sur le site de notre partenaire : http://www.tutti-magazine.fr/advanced-search/?kind=3&composer=wagner
Cela vous convient/suffit-il ?
Cordialement,
Jean-Baptiste