Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1899 | • 1800 | • 1850 | • 1900 | • 1913 | • 1914 | • 1917 | • 1922 | • 1923 | • 1929 | • 1933 | • 1939 | • 1941 | • 1950 | † 1963 |
| Naissance 07/01/1899 | Mort 30/01/1963 | Nation France | Époque musicale Moderne |
Né à Paris le 7 janvier 1899 dans une famille d’industriels aisés, Francis Poulenc suit très tôt des cours de piano avec le virtuose Ricardo Vinès. À sept ans, il commence à composer de petites pièces. Sa mère, elle aussi musicienne, encourage fortement ses dons.
Malgré quelques cours d’écriture avec Charles Koechlin, Poulenc est plutôt considéré comme un compositeur autodidacte. À 18 ans, il connaît une première réussite avec une Rapsodie nègre. Avec la guerre de 1914, sa production n’est pas importante. Il écrit cependant Le Bestiaire, un cycle de mélodies. Ricardo Vinès lui fait rencontrer Isaac Albeniz, Achille Claude Debussy, Maurice Ravel, etc.
Poulenc est introduit en 1920 dans le groupe des Six. En 1928, le compositeur écrit le Concert champêtre, œuvre pour clavecin et orchestre destinée à la grande claveciniste Wanda Landowska et dédié à son compagnon, le peintre Richard Chanelaire. En 1936, Poulenc passe un tournant de sa carrière avec sa premières pièce religieuse : Litanies à la Vierge noire. Le critique Claude Rostand dira de lui qu’il est “moine ou voyou“, pour opposer sa sorte de libertinage à ce qu’il professe. Le compositeur écrira ensuite son fameux Dialogue des Carmélites (1957).
Poulenc meurt le 30 janvier 1963 dans sa ville natale. Son œuvre est régulièrement jouée de nos jours.