« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Alexandre Konstantinovitch Glazounov : biographie


  • Nom Glazounov Prénom Alexandre Konstantinovitch Nation Russie
  • Naissance 10/08/1865, à Saint Pétersbourg / Petrograd (Russie) Mort 21/03/1936, à Neuilly-sur-Seine (France) Époque musicale Romantique

Né à Saint-Pétersbourg le 10 août 1865, Aleksandr Konstantinovitch Glazounov est le fils d’un éditeur qui lui procurera une excellente culture générale. Dès 16 ans, le jeune compositeur, élève de Nicolaï Rimski-Korsakov, a écrit sa Première symphonie (dirigée par Mili Balakirev le 22 août 1882 puis par Franz Liszt. En 1884, il rencontrera Piotr Ilitch Tchaïkovski.

En 1889, Glazounov est chef-d’orchestre à Paris, puis à Londres en 1887. Il peut donc diriger ses propres œuvres, mais ne résiste pas à la concurrence de Johannes Brahms, d’Antonin Dvorak, d’ Anton Bruckner et même de Gustav Mahler. En Russie, même s’il est jugé trop européen et académique dans sa musique, il acquiert une très bonne renommée et sera nommé professeur (1899) puis directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg (1905). En 1928, il émigre à Paris et entreprendra un séjour aux États-Unis.

Glazounov meurt à Neuilly-sur-Seine le 21 mars 1936. On lui doit entre autres huit symphonies, deux concertos pour piano et un pour saxophone, sept quatuors à cordes, de nombreuses œuvres pianistiques, plusieurs œuvres concertantes pour violon et violoncelle et surtout trois beaux ballets de tradition “tchaïkovskienne“ : Raymonda, Ruses d’amour et Les saisons (écouter le début de l’Automne). De nos jours, ses deux pièces les plus populaires sont : le Concerto pour violon et orchestre opus 84 (1904) ainsi que le poème symphonique Stenka Razine (1885), dédié à Alexander Borodine. Sa musique est à (re)découvrir.

Ressources liées pour Alexandre Konstantinovitch Glazounov

Commentaires des internautes

Soyez le premier à poster un commentaire sur cette page !

Pour un problème technique, utilisez le formulaire de contact ! Les messages inappropriés seront modérés avant que vous n’ayez pu prononcer prd krt skrz drn zprv zhlt hrst zrn.

Le saviez-vous ?

Le théâtrophone est une invention de Clément Ader en 1881. C’est une ingénieuse utilisation du téléphone qui permet d’écouter un spectacle avec des écouteurs tout en restant chez soi. Le procédé a d’abord été expérimenté à l’Opéra Garnier : des micros étaient disposés de chaque côté de la scène pour retransmettre le spectacle en direct à des auditeurs confortablement installés chez eux. En somme, la radiodiffusion stéréophonique avant l’heure.

Nouveautés sur Symphozik

04/02 : Analyse du Sacre du Printemps par Stravinski et illustrations sonores sur le concerto.

07/12 : Dossier sur le génie (mais non, vil flatteur, il ne s’agit pas de la biographie de votre webmaster), accompagné de son Q.C.M.

05/12 : Dossier sur la musique brésilienne et analyse du Boléro par Lévi-Strauss.