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Actualité du site - 20 juin 2010 (voir tout) La dernière mise à jour de l'année avec la dernière énigme de l'année. On vous donne rendez-vous à la rentrée en septembre. La grande nouveauté concernera une rubrique dédiée au baccalauréat 2011 avec des dossiers, des analyses et des biographies optimisées. Bonnes vacances musicales...

Biographie de François Couperin

Biographie

Naissance, premières années

François Couperin est né à Paris le 10 novembre 1668. La musique passe de génération en génération dans cette famille, puisque dès le XVIe siècle, son arrière-grand-père Mathurin (1569-1640) est déclaré “joueur d’instruments“ (sic, mais son grand-père sera quant à lui élevé au rang de “maître d’instrument“) à Tournan-en-Brie ! Le père de François, Charles (1639-1679), était musicien, organiste à l’église parisienne de Saint-Gervais et professeur de clavecin de la duchesse d’Orléans. Il put donc tout naturellement enseigner à son fils l’art de la musique, alors que celui-ci n’avait pas encore appris à lire ou à écrire (le jeune Couperin ne fit d’ailleurs pas d’études générales).

Première charge

Comme il était d’usage, à la mort de son père, François Couperin hérite de la charge d’organiste à l’église Saint-Gervais. Alors âgé de 11 ans, il est trop jeune (au regard de la loi) pour pouvoir tenir le poste. Cependant, conscient de son talent, on trouva une solution pour le conserver : faire signer le contrat par un autre, un “homme de paille“, à savoir Michel-Richard Delalande (organiste très coté de l’époque), qui ne put d’ailleurs vraisemblablement assurer sa charge (laissant comme prévu le champ libre à Couperin) car déjà en poste à Saint-Louis, à Saint-Antoine et à Saint-Jean-de-Grève ! Ce stratagème fonctionna jusqu’à la majorité du jeune homme, qui prit pendant des leçons de contrepoints auprès de Jacques Thomelin.

Carrière royale

Couperin est rapidement présenté en haut lieu et le roi le nomme organiste de la Chapelle Royale (il partage le poste avec trois autres musiciens). Il fait l’unanimité parmi les siens et ne se connaît qu’un rival : Louis Marchand (1669-1732), également organiste virtuose mais au caractère désagréable.

François Couperin meurt le 11 septembre 1733 à Paris. Il est avant tout, avec Jean-Philippe Rameau, le grand maître du clavecin en France au XVIIIe siècle, tant par la quantité de ses pièces que par leur qualité. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, son œuvre pour orgue est limitée à deux messes de jeunesse, ce qui ne l’empêche pas d’avoir été surnommé “le Bach des Français“ par des élèves de celui-ci.

Références