Il aura fallu un décès pour nous motiver à conclure 2011 sur une mise à jour digne de ce nom, après quelques mois de latence : remercions donc Kim Jong-il pour son aura positive sur Symphozik. Et last but not least, nous avons achevé la nouvelle biographie de Gustav Mahler, qui n’a rien à envier en longueur à une symphonie du maître.
| * 1874 | • 1800 | • 1850 | • 1876 | • 1894 | • 1900 | • 1913 | • 1914 | • 1917 | • 1922 | • 1923 | • 1929 | • 1933 | † 1934 |
| Naissance 21/09/1874 | Mort 25/05/1934 | Nation Angleterre | Époque musicale Moderne |
Né le 21 septembre 1874 à Cheltenham (Angleterre), Gustav Holst est fils et petit-fils de musiciens, professeurs tous les deux. Son père enseignait le piano et tenait l’orgue de l’église locale. Gustav est de santé fragile et fait régulièrement des crises d’asthme ce qui ne l’empêche pas de suivre assidûment les leçons de musique de son père. Il s’essaye dès l’âge de douze ans à la composition et a pour compositeur favori Edvard Grieg.
Holst a lu tout le Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes d’Hector Berlioz et les leçons de son père ont porté leurs fruits. Cependant, en raison d’une névrite au bras, il ne pourra pas commencer de carrière de virtuose. C'est alors qu'il décroche une bourse au “Royal College“ (où il étudie avec entre autres Charles Villiers Stanford) et rencontre en 1895 le compositeur Ralph Vaughan Williams. Holst est très influencé par la musique de Richard Wagner.
Le musicien acceptera ensuite la direction de la chorale socialiste d’Hammersmith (il y rencontrera sa future épouse, Isobel Harrison). En 1901, il épouse Isobel Harrison. En 1903, suite à un héritage, ils partent en séjour à Berlin et s’installent dans cette ville. Là -bas, Holst fait la connaissance de nombreux musiciens et mélomanes et, à son retour en Angleterre, décide de se consacrer uniquement à la composition. Il se voit proposer le poste de Directeur de la musique à la James Allens Girls’s school, qu’il conservera jusqu’à sa mort et à laquelle il dédiera nombre de ses œuvres dont la Saint Paul’s suite, pièce pour cordes parmi les plus célèbres du compositeur.
Avec le petit orchestre du Morley college, il donnera The Fairy Queen de Henry Purcell, qui n’avait jamais été jouée depuis 1697. En 1907, après la naissance d’Imogen, il s’installe sur les bords de la Tamise. Ses compositions n’ont guère de succès (Savriti, Mahahharata en 1916).
Pour effacer ces déceptions, le compositeur Balfour Gardiner, l’invite à passer des vacances en Espagne. Dans cette ambiance chaleureuse, il compose une œuvre puissante qui l’a fait connaitre au grand public : Les planètes. Cette pièce sera créée à Londres le 29 septembre 1918. En 1916, il organise un festival de musique ancienne à Thaxted et compose pour cette occasion un chant qui allait devenir célèbre en Grande Bretagne : This have done for my true love. En 1920, il donne avec succès son oratorio The Hymn of Jesus. Quelques mois plus tard, Les planètes le porteront au septième ciel entre 1920 et 1923.
En 1934, après avoir composé dans la douleur un dernier opéra, The Wandering Scholar, il meurt à Londres le 25 mai. Les générations suivantes verront en lui le précurseur de Benjamin Britten et Michael Tipett.