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Souhaitez-vous consulter une biographie courte de Bach ?
Johann Sebastian Bach naît le 21 mars 1685 à Eisenach (Thuringe, en Allemagne). C’est le huitième enfant d’une famille très musicienne de génération en générations, sans doute la plus importante lignée de musicien connue. Son père lui enseigne le violon et lui procure une bonne éducation musicale.
À 10 ans, après la mort de ses parents (1694 pour sa mère et 1695 pour son père), Bach est recueilli par son frère aîné Johann Christoph, qui lui enseigne l’orgue avec succès. Puis, le 15 mars 1700, l’adolescent part à pied à Lunenburg (200 kilomètres de distance !). En contrepartie des cours qui lui sont donnés gratuitement (rhétorique, latin, grec, français,...), l’élève doit participer à la chorale de l’église Saint-Michel.
Le jeune Bach est discipliné et surtout énormément passionné : il n’hésite pas à parcourir des centaines de kilomètres à pied pour écouter jouer le célèbre Dietrich Buxtehude, et il recopie et analyse soigneusement l’œuvre entière de compositeurs connus !
Dès 1703, après avoir travaillé dans l’orchestre du duc de Weimar (il n’a même pas 20 ans), il se forge une réputation de virtuose à Arnstadt lors du concert d’inauguration de l’orgue. Mais un premier conflit finit par l’opposer à la ville : s’étant absenté pour étudier auprès de Buxtehude (à Lübeck), il ne reviendra que quatre mois plus tard, au lieu des quatre semaines de congé initialement prévues. Il quitte donc Arnstadt et accepte un poste (d’organiste toujours) à Mühlhausen, mais il repart à Weimar en 1708 à cause de nouveaux problèmes avec ses employeurs.
Nommé Konzertmeister (littéralement maître de concerts) en 1714, il compose une quantité énorme de musique pour clavier (dont les cantates Actus tragicus et Gott ist mein König (1707), les pièces pour orgue Alla breve en ré mineur (1709), le Concerto “italien“ pour le clavecin, etc.).
Mais les relations de Bach avec le duc Wihlem Ernst ne sont pas idéales au goût du compositeur, facilement irrité par son employeur. Ainsi, Bach trouve un nouvel emploi à Cöthen, mais le duc, trouvant sa “lettre de démission" trop insultante, fait jeter son auteur en prison pour quelques semaines.
À Cöthen, tout va pour le mieux. Le prince Leopold, passionné de musique comme son nouvel employé, aide ce dernier à composer. Il sortira de cette période les fameux Six concertos brandebourgeois et d’autres pièces dont plusieurs sont malheureusement perdues à ce jour. De plus, le compositeur accompagne deux fois (1718 et 1720) le Prince dans une station thermale. Mais, au retour du second voyage, Bach apprend la mort de sa femme Maria Barbara. Après un deuil rapide, il épouse Anne Magdelena Wilcken, dont il est l’aîné de 16 ans (elle a 20 ans, faites le calcul !). Après que le prince Leopold ait à son tour perdu sa femme, il se remarie et semble à partir de ce moment se désintéresser de la musique.
Un poste, sept candidats. Le poste en question est la prestigieuse place de Cantor de l’église Saint-Thomas de Leipzig. Parmi les sept candidats, Georg Philipp Telemann, celui qui fut retenu pour la place. Mais, s’estimant sous-payé, il démissionne rapidement. Un nouveau recrutement est organisé par le DRH de l’époque, et c’est Christoph Graupner, compositeur très apprécié à l’époque, qui est le nouveau lauréat. Hélas pour lui, son employeur refuse de lui donner congé et Bach le remplace. Il restera au cantorat jusqu’à la fin de sa vie.
Il a de nombreuses responsabilités musicales et est bien payé, le logement est compris, etc. Il composera pendant cette période de splendides œuvres (la Messe en si mineur, une merveille !) mais il est un peu insolent par rapport aux autorités locales. De plus, certains morceaux qu’il présente sont mal exécutés et donc peu appréciés.
Le 28 juillet 1750, après avoir tenté d’achever la dictée de l’Art de la fugue, Bach s’éteint, rendu auparavant aveugle par le chirurgien de renom John Taylor (qui fera le même coup à Georg Friedrich Haendel).
De toute l’Allemagne, on lui rendait visite; on se le disputait pour une expertise ou une inauguration d’orgue,...En 1747, le roi Frédéric le Grand l’avait invité et reçu en grande pompe à Berlin. Mais, rapidement après sa mort, Bach fut oublié. Il est cependant souvent considéré aujourd’hui comme le plus grand musicien de tous les temps.
Vous pouvez également découvrir la biographie d’un fils de ce Bach-ci : Carl Philipp Emanuel.
Moins connues, mais tout aussi intéressantes :
On dirait que cette biographie manque de références...