« Musique classique : les compositeurs sortent de l’ombre »

Schubert - Ihr Bild

fr-de-f11, le 05/10/2008

Vous pouvez également consulter la biographie du maître romantique Franz Schubert...

Questions

1- étudiez les tonalités
2- étudiez les cadences
3- étudiez les mesures 12-13-14 et 34-35-36
4- étudiez le rapport tonalité-texte (4).

Réponses

1) Le ton principal de ce lied est si bémol mineur. C’est donc dans cette tonalité que commence la première phrase, qui s’achève mesure 8. Sur la levée de la mesure 9 commence la suivante mais au ton homonyme, c’est-à -dire si bémol Majeur. Elle se termine au piano mesure 14. Le chant reprend ensuite en sol bémol Majeur (6 bémols à la clef), ton du relatif de la sous-dominante. À la mesure 22, alors que se conclut cette phrase, le piano ramène vers si bémol mineur. C’est une reprise écrite des deux premieres phrases. De nouveau, à la levée de la 30ème mesure, cette “redite“ de la 2ème phrase est en si bémol Majeur mais la phrase conclusive au piano mesure 34-35-36 est cette fois en si bémol mineur. C’est donc dans le ton principal que s’achève ce lied.

2) La première phrase s’achève sur une demi-cadence (mesure 8). La seconde par une cadence parfaite (si bémol majeur mesure 12 chant, mesure 14 piano). La suivante se termine également par une cadence parfaite (mesure 22) mais en Sol bémol Majeur. À la reprise, on constate une demi-cadence mesure 30, une cadence parfaite en si bémol Majeur mesure 34. Puis au piano (mesure 36), nous sommes en présence de la seule cadence parfaite au ton principal.

3) Les deux passages ont le même rythme et la même fonction, phrase conclusive d’une strophe. Cependant, il y a une grande différence entre ces deux phrases : l’une est en majeur, l’autre en mineur. Cet exemple prouve que Schubert utilise assez fréquemment le changement de mode et que, contrairement à son contemporain le plus illustre, Beethoven, les thèmes de Schubert peuvent adapter le mode majeur et mineur.

4) Les deux premiers vers de la première strophe sont dramatiques. L’emploi du mot “sombre“ est probant. La tonalité utilisée est donc mineure. La fin de cette strophe est plus réjouissante. On trouve le mot “animer“, l’écriture musicale devient moins dépouillée et Schubert écrit ce passage en majeur. La seconde strophe possède un caractère différent : on peut constater la présence des mots “sourire“ et “mélancolie“. Schubert met en musique ce subtil mélange en utilisant le sol bémol Majeur, majeur pour le sourire, et sol bémol pour la mélancolie. En effet, le nombre important de bémols (6) en fait une tonalité austère et recueillie. Avec le mot “larme“ de la 3ème strophe, le compositeur viennois reéexploite le si bémol mineur. Puis en dépit de la “perte de sa bien aimée“, Schubert utilise le mode majeur pour caractériser l’espérance et le refus de la vérité du personnage. Schubert a déjà utilisé ce procédé dans La jeune fille et la mort, lorsque la jeune fille meurt, dans ce cas, le majeur signifie l’apaisement et le repos pour l’éternité. Cependant, les deux dernières mesures au piano en mineur semble donner la réponse tragique que le personnage refuse d’admettre....

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