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Musique classique et musique populaire

Référendum ADP
azerty, le 04/04/2014

Définitions

La musique populaire d’aujourd’hui est dite « de variété ». Celle d’autrefois est dite « traditionnelle » ou « folklorique ». Cette musique populaire peut être définie selon au moins 6 critères :

  1. elle s’adresse à un large public,
  2. elle utilise un langage simple,
  3. elle est éphémère : rares sont les pièces qui résistent au temps, un « tube » ne passe pas 3 mois,
  4. elle adopte un format court : autour de 3 minutes
  5. elle se manifeste principalement sous 2 formes, la danse et la chanson : même les formes plus élaborées comme la comédie musicale sont une succession de danses et de chansons,
  6. en résumé, elle n’affiche pas d’autre ambition que de divertir.

La musique dite « classique » ou « savante » s’enracine dans la musique populaire. Mais au fil des siècles, elle en est devenue tout l’inverse :

  1. elle s’adresse à un public restreint : autrefois la noblesse, aujourd’hui un public de connaisseurs,
  2. elle procède d’une écriture complexe qui exige un auditeur averti et attentif,
  3. elle survit de siècle en siècle de sorte que se constitue un immense répertoire,
  4. une pièce dure rarement moins de 6 mn, surtout depuis Ludwig van Beethoven,
  5. ses formes sont mutiples (sonate, concerto, symphonie, etc.), souvent inventées par le compositeur,
  6. elle vise le plaisir de l’oreille et de l’intelligence.

Du populaire au classique

Pourtant, l’opposition entre musique classique et musique populaire n’a pas été toujours aussi radicale qu’aujourd’hui. Jusque récemment, on peut même constater une certaine porosité. Quelques exemples :

Du classique au populaire

Ce dernier exemple nous amène à examiner ce que, à l’inverse, la musique populaire a emprunté à la musique classique. En premier lieu, il y a bien sûr le langage tonal, qu’utilise l’immense majorité des musiciens de variété, langage élaboré, langage élaboré au début de la période baroque.

En outre, nombreux sont ceux qui revendiquent l’influence d’Antonio Vivaldi, Bach, Chopin ou Stravinski. Certains les ont même adaptés. Exemples :

La musique de film peut être considérée comme une forme récente de musique « grand public ». Le « classique » y tient une place importante soit par la réutilisation de compositions préexistantes, soit par l’influence qu’elle joue sur les compositions originales de film. Comparer par exemple le thème de la Menace de l’Étoile Noire de John Williams (extrait du film "Star Wars", 1977) et le début de Mars (extrait des "Planètes", 1918) de Gustav Holst.

Plus d’infos sur Wikipedia

Ressources liées

Commentaires des internautes

Rafiki, le 07/04/2014 à 19h24
il manque un “n“ à “ensuite“, dans le premier point concernant la non-radicalisation de l’opposition entre musique classique et musique savante ;)

Anonyme, le 22/07/2016 à 21h58
Je trouve au contraire que c’est la musique savante qui est l’objet d’un mépris de plus en plus affiché.
Qui oserait dire qu’il défends les musiques impopulaires ! Pourtant il y en a de magnifiques.

Anonyme, le 24/12/2017 à 19h15
C’est une question d’entropie. La musique populaire aujourd’hui oscille entre les chansons intimistes murmurées et endormantes, et les productions hyper-vitaminées en décibels.
Quant à la musique dite classique, comme vous le notez justement, elle a commencé par être populaire. Au temps de Mozart, elle était jouée dans des endroits variés, un public populaire y assistait, et il lui arrivait - incroyable - d’applaudir au milieu d’un mouvement.
Ce n’est pas CETTE musique qui est classique, c’est tout ce qui l’entoure. (et que vous avez commencé à évoquer)
Mais revenons à l’entropie. L’entropie est positive ou négative selon que la forme d’énergie se dégrade ou se renforce. Plus l’énergie est dégradée et moins elle est réutilisable. Et inversement;
Certaines musiques modernes suscitent trépidations, trémoussements, et au bout, il y a un grand vide. C’est l’entropie positive.
La musique dite classique apporte un surplus de conscience et d’humanité; C’est l’entropie négative.

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